
DOOM (2016)
SnapMap DOOM – Des possibilités illimitées, un contenu infini
DOOM (2016)
Je me fais une partie de tower defense.
La seule différence, c'est que c'est que j'incarne une tourelle mobile. Une tourelle avec un fusil à plasma. Qui tue des démons. Tout droit venus de l'Enfer. Et le plus beau dans tout ça ? C'est que je joue à DOOM.
Bienvenue en mode assaut, l'un des douze modes que l'équipe de développement a créés grâce à SnapMap – un éditeur de niveau puissant et simple conçu tout spécialement pour DOOM. En assaut, quatre joueurs collaborent (tout en se disputant les ressources) pour repousser des vagues de démons de plus en plus puissantes. Entre chaque vague, on se retrouve à la boutique pour acheter de meilleures armes et des power-up. C'est lors de ces brefs moments de répit (un compte à rebours indique le temps restant avant la prochaine vague) qu'on discute stratégie – l'un de nous va prendre le fusil de combat tandis qu'un autre va troquer sa mitrailleuse contre un lance-roquettes. Après quoi on retourne dans le niveau pour un nouvel affrontement frénétique. L'un de nous garde l'entrée, un autre couvre la sortie, le troisième rôde en massacrant les ennemis qu'il croise, et enfin notre dernier compagnon dépense ses crédits pour acheter une barrière qui détournera et réduira le flot de démons. Malgré notre tactique hautement élaborée, on passe le plus clair de notre temps à courir, tirer, éclater de rire, tirer pour finalement mourir.
Après 15 minutes de coopération on ne peut plus chaotique, nous nous faisons écraser par une nuée de Barons infernaux. C'est à ce moment-là que Tom Mustaine, PDG d'Escalation Studios, lève le rideau pour me montrer exactement comment ce mode a été conçu. Une salle entière dédiée à la résolution de chaînes logiques, un bol de spaghettis qui alimente la boutique d'armes et les hordes de démons. Tout cela avait l'air très complexe, mais Mustaine m'a assuré qu'avec un peu de temps et d'expérience, je serai tout à fait capable de créer un mode semblable. « Cela peut sembler intimidant, mais au final, ce n'est qu'un ensemble de variables. En réalité, il a fallu moins de dix heures pour concevoir ce niveau et le mode de A à Z », explique Mustaine.
Créez, défouraillez, partagez
C'est là toute la beauté de SnapMap. Quelques minutes suffisent pour intégrer les premiers didacticiels et commencer à s'amuser. Très vite, vous saisirez toute la profondeur de SnapMap et, avec un peu de temps, vous tirerez pleinement profit de toute cette puissance. Vous pouvez créer des modes solo, coopération ou multijoueur. Vous pouvez proposer des expériences uniques : casse-têtes, défis, éditeur de musiques et toute une infinité de trucs bizarres – la seule limite est votre imagination. Quand vous aurez terminé, vous pourrez aisément partager votre niveau avec les joueurs du monde entier.
Développé en partenariat avec l'équipe d'Escalation Studios (temporairement basée dans les studios d'id Software), SnapMap est un rêve devenu réalité pour Mustaine. À vrai dire, Mustaine considère que c'est grâce à DOOM qu'il a pu faire carrière dans le jeu vidéo. Il a commencé par créer des mods pour le tout premier DOOM en 1994 et a même participé à la conception de Final DOOM.

« Avec SnapMap, vous pouvez créer quelque chose à partir de rien, » explique Mustaine. « Pas besoin d'être concepteur professionnel, pas besoin de regarder des centaines de didacticiels ou de se prendre la tête pendant des semaines. Pas besoin d'avoir de l'expérience dans le domaine, vous pouvez créer quelque chose en à peine 10 minutes. »
Marty Stratton, le producteur délégué de DOOM, compare SnapMap à un nouveau jouet préféré : « Nous avons renversé toute une boîte de Lego à vos pieds, vous pouvez créer ce que vous voulez. »
L'expérience limitée que j'ai de SnapMap prouve à quel point il est facile de créer quelque chose. En effet, j'ai créé mon premier niveau en autant de temps qu'il faut pour lire ce paragraphe. Ceci étant dit, ce n'était pas un niveau très complexe. Néanmoins, il contenait tous les éléments nécessaires pour une (courte) partie complète : un Marine DOOM, un Diablotin (ou une dizaine), des barils explosifs et surtout un objectif. Après plusieurs décisions rapides suivies de quelques réglages mineurs, j'ai pu commencer à jouer.
Bien évidemment, cette simplicité initiale est volontaire. Les premiers didacticiels SnapMap constituent une introduction mais l'éditeur révèle rapidement toute sa puissance. Après 20 minutes passées sur SnapMap, non seulement j'ai appris à associer des chaînes logiques – passer un certain point pour faire apparaître un Diablotin ; appuyer sur un bouton pour ouvrir une porte et faire apparaître une horde de démons mortels – mais j'ai aussi appris à utiliser le conducteur d'IA. Cet outil puissant remplit automatiquement le niveau d'ennemis en se basant sur les contraintes que vous avez définies. Vous pouvez ainsi vous concentrer sur le design et la disposition des éléments (ou tout simplement tester votre niveau avant de placer vous-même des démons).

C'est à cela que se résume la vision de SnapMap : un moyen simple de créer et de partager du contenu. Ho, et est-ce que j'ai mentionné à quel point il est facile et rapide de télécharger ce contenu ? Étant donné que chaque exemplaire de DOOM possède tous les éléments nécessaires, les joueurs n'ont qu'à suivre de brefs instructions pour découvrir un portail rapide rempli de contenu créé par les utilisateurs.
Un contenu hallucinant, à l'assaut !
Après les quatre niveaux du didacticiel, les idées se bousculent dans ma tête, mais elles nécessitent l'association de chaînes logiques complexes. Toutefois, comme le souligne Stratton, SnapMap n'est pas un simple éditeur de niveaux, c'est un portail qui offre d'innombrables options de gameplay uniques.
« Nous savons pertinemment que certains joueurs ne créerons jamais rien grâce à SnapMap, » affirme Stratton. « Mais ce n'est pas grave, le véritable avantage pour les fans de DOOM, c'est l'accès au contenu supplémentaire. Grâce à SnapMap, ils pourront vivre un nombre quasi illimité d'expériences différentes. »

Et cela ne se limite pas au tower défense coopératif comme le mode assaut. Les autres niveaux développés en interne sont extrêmement diversifiés : une variante du jeu de la taupe avec des barils explosifs ; une boîte à musique avec un piano géant sur lequel le premier joueur peut sautiller, tandis que le second joueur contrôle le séquenceur de percussions ; une mission où les joueurs doivent escorter un zombie qui traîne dans un environnement hostile ; et un mode multijoueur dans lequel trois Marines affronte un démon. (Pour être exact, Mustaine précise que vous pouvez créer n'importe quel type de partie coopérative ou multijoueur allant jusqu'à quatre joueurs.)
« SnapMap est d'une logique absolument renversante, » explique Hugo Martin, directeur créatif du jeu. « Les joueurs vont pouvoir créer des modes obscurs, étranges et tout à fait fascinants. Grâce à SnapMap, les joueurs profiteront d'un contenu illimité pour les années à venir. »
Pour découvrir un autre article traitant de SnapMap, consultez l'aperçu de Game Informer (en anglais) : Hands On With DOOM's SnapMap
Pour en savoir plus sur DOOM, consultez ces articles sur Bethesda.net :
Zoom sur la campagne solo brutale et frénétique de DOOM